çacompte

Cette page est destinée à préparer la fiesta du 20 septembre sous la bannière « Ça compte ! »

Libre à chaque destinataire de cette page d'apporter des idées, des améliorations, des corrections.

Une fête multi-plateaux pour toutes les déclinaisons de « Ça compte ! »

Trouver un lieu : Paris semble adapté pour faire venir les médias, une demande a été faite pour réserver 4 salles (les plus grandes) à l'académie du climat, un espace dans l'herbe avec de plus grandes salles serait opportun comme à la Cité Internationale Universitaire près du parc Montsouris et périphérique sud. Demande a été faite.

Autres lieux ? écrivez

Une invitation est lancée à France Nature environnement (image en français ci-dessous) et une à Greta Thunberg (idem en anglais) :


Proposez des illustrations

Une grande fiesta est en cours de préparation pour le samedi 20 septembre à Paris sous la bannière « Ça compte ! »

Plusieurs plateaux seraient proposés sous les titres :

Le climat ça compte avec Robert Vautard et Valérie Masson-Delmotte (actuel et ancienne à la vice-présidence du GIEC)

La nature ça compte avec France Nature Environnement et CPIE du Bassin de Thau

Les jeunes ça compte avec Greta Thunberg et Salomé Saqué

L’océan ça compte avec Claire Nouvian

La démocratie ça compte avec David Van Reybrouck, auteur de « nous colonisons l’avenir »

La comptabilité ça compte avec Peggy Munich, élue de l’Ordre National des Experts-Comptables

Le pouvoir d’achat ça compte avec Jézabel Couppey-Soubeyran, économiste de la création monétaire

Le ciel ça compte avec Jean-Marc Jancovici président du Shift Project et partenaire de AeroCarbo

Les banlieues ça compte avec Féris Barkat, fondateur de Banlieues Climat et de l’école populaire du climat

La Connaissance ça compte avec Claire Heber-Suffrin, pédagogue et initiatrice des réseaux d'échange de savoirs

Les glaces ça compte avec Heïdi Sevestre, glaciologue

L'engagement ça compte avec Martin Hirsch, président de l'institut de l'engagement

La justice sociale ça compte avec Sophie Binet et Marylise Léon (CGT et CFDT)



(Tous participants sous réserve)

Débats préparatoires

Il y a urgence à relever le défi que lance Trump, une accroche essentielle est proposée par Pierre Calame pour amener les politiques et médias à se préparer pour le 20 septembre, avec tous les échanges immédiats nécessaires.

Accroche politique pour une Europe leader

 Les crises s’accumulent, le climat est en danger, le modèle européen est contesté.

Agissons ensemble et vite !

 

Retrouvons-nous le 20 septembre prochain pour concrétiser ensemble une stratégie

 

Les mauvaises nouvelles s’accumulent. Crise politique et de la dette publique, régression de la transition écologique dans les agendas, en France, en Europe et dans le monde, révoltes des « petits » face à la prolifération des normes, inutilité avérée des Cop Climat, perte de compétitivité de l’Europe face aux USA et à la Chine dont les entreprises bénéficient de coûts énergétiques bien moindres, offensive politique tous azimuts de l’administration américaine contre les tentatives de l’Union européenne de faire évoluer son modèle de développement … l’avenir a l’air bien sombre pour ceux qui croient comme nous que l’humanité a la capacité d’assumer les conséquences de ses actes et que des changements radicaux de modes de consommation et de vie sont indispensables pour sauver la planète.

 

Et si c’était au contraire de bonnes nouvelles ? Et si cette accumulation de catastrophes annoncées était aujourd’hui notre meilleure alliée en faisant comprendre que les solutions « classiques » de l’économie et de la gestion publique sont devenues incapables de répondre aux défis qui nous assaillent ? Et si elle sonnait le glas des conformismes inefficaces pour se rallier, enfin, au bon sens une fois retirées les œillères qui nous empêchent de voir les évidences ?

 

C’est de cela dont nous voulons débattre avec vous, citoyens, chefs d’entreprises, responsables politiques, journalistes le 20 septembre prochain au Palais d’Iéna. Rembobinons la pelote :

 

Que nous apprend la crise politique et la crise de la dette publique ? La première que nos responsables politiques sont esclaves, comme disait John Meynard Keynes, d’économistes morts depuis longtemps dont ils ne connaissent même pas le nom[1] et sont incapables de proposer à leurs concitoyens une perspective politique à la hauteur des nouveaux défis ; la seconde que l’argent public est jeté par les fenêtres faute de concevoir des politiques publiques conciliant l’efficacité et la justice sociale, alors que de tous temps efficacité de l’action publique et juste répartition des efforts entre tous ont été les deux fondements de la légitimité politique.

 

Que nous apprend la régression de la transition écologique dans les agendas, en France, en Europe et dans le monde, révoltes des « petits » face à la prolifération des normes, l’inutilité avérée des Cop Climat ? Que la manière dont nous avons abordé la transition écologique jusqu’à présent soit en taxant l’énergie fossile soit en multipliant interdictions et obligations n’est ni juste ni efficace, qu’elle a un impact d’autant plus fort qu’on est pauvre, tandis que les plus riches et les plus émetteurs ont tous les moyens d’encaisser aussi bien les prix que les normes. Et que nos négociations internationales fondées, en raison de la présumée souveraineté des États, sur les émissions territorialisées passe à côté du fait évident que notre responsabilité à l’égard du climat tient à notre empreinte écologique totale et non aux émissions sur notre territoire.

 

Que nous apprend la perte de compétitivité de l’Europe face aux USA et à la Chine dont les entreprises bénéficient de coûts énergétiques bien moindres ? Que dans l’état actuel de la régulation des échanges entre pays il y a une prime évidente aux pays qui gaspillent l’énergie fossile car l’empreinte écologique qui en résulte n’est nullement prise en compte et les tentatives très insuffisantes de taxation du carbone aux frontières, pour tenter de compenser ce handicap, se prêtent merveilleusement bien, par mesure de rétorsion, à une élévation des droits de douane frappant nos propres exportations.

 

Que nous apprend l’offensive politique tous azimuts de l’administration américaine contre les tentatives de l’Union européenne de faire évoluer son modèle de développement ? Que nous sommes engagés non dans une guerre économique et commerciale mais dans un affrontement idéologique majeur, entre la vision européenne d’un monde interdépendant qu’il faut apprendre à gérer ensemble (en assumant chacun notre juste part des responsabilités à l’égard des autres et de la biosphère), et la vision rétrograde de Trump et de Poutine d’un monde dominé par la rivalité entre grandes puissances impériales, où l’égoïsme est érigé en vertu, vision tout-droit sortie d’un 19e siècle archaïque.

 

Ce que tout cela nous apprend, c’est qu’il y a une clé de voûte de tous ces défis :  c’est la conception actuelle de la monnaie qui fait que nous comptons aujourd’hui avec les mêmes unités, euros ou dollars, ce qu’il faudrait développer, le travail humain qui nous unit, et ce qu’il faudrait au contraire épargner, l’énergie fossile. C’est comme d’avoir un véhicule avec une seule pédale pour le frein et l’accélérateur : sortie de route assurée.

 

La conclusion des Assises du climat, que nous avons organisées en 2021 et qui a permis de considérer l’ensemble des options possibles, est que toute stratégie légitime, c’est à dire efficace et juste, de lutte contre le réchauffement climatique devait respecter cinq critères : une obligation annuelle de résultat (et non des engagements à cinq ou dix ans qui n’engagent que ceux qui y croient) : une répartition équitable des efforts (au lieu de pénaliser les pauvres et de laisser les riches libres de consommer à leur guise) ; la prise en compte de l’ensemble de l’empreinte écologique (au lieu d’une distinction arbitraire entre les émissions sur notre sol et à l’étranger) ; la mobilisation de tous les acteurs (les choix des consommateurs s’imposant aux entreprises tout au long des filières par un effet de cascade) ; le respect du principe de moindre contrainte (le bien public doit être assuré tout en le conciliant au mieux avec les choix individuels).

 

L’allocation à chacun de quotas individuels égaux pour tous, les plus sobres en tirant parti en revendant éventuellement leurs excédents aux moins sobres, satisfait à ces cinq critères. Mais nous serions ravis que d’autres viennent avec d’autres solutions satisfaisant aux mêmes critères.

 

Cette solution, coche aujourd’hui toutes les cases. Elle ne paraît « révolutionnaire » que parce qu’elle secoue nos conformismes intellectuels. Elle montre que la politique peut se réinventer. Elle n’impose pas des dépenses publiques inconsidérées. Elle remplace la prolifération des normes par l’exercice par chacun de sa responsabilité. Elle a pour fondement la justice sociale. Elle renvoie à une responsabilité directe sur l’ensemble de l’empreinte écologique. Elle reflète la conception européenne d’un monde interdépendant fondé sur l’exercice des responsabilités mutuelles. Elle prend à revers la stratégie de Donald Trump pour assujettir l’Europe car la prise en compte du « poids carbone » de chaque produit et service (y compris le coût énergétique délirant de l’intelligence artificielle) va pousser les consommations vers des filières décarbonées sans aucune sanction possible en retour, pénalisant des produits et services américains peu économes en énergie.

 

Vous trouverez sur notre site www.comptecarbone.cc, de nombreuses précisions sur le compte carbone, la réponse aux objections les plus fréquentes, des illustrations de la manière dont les territoires les plus engagés en faveur de la transition peuvent tirer parti de cet effort collectif de sobriété, bien d’autres choses encore.

 

Mais nous ne prétendons pas détenir seuls la vérité ! venez le 20 septembre avec vos propres solutions, montrez comment elles satisfont aux cinq critères de légitimité, ce qui importe aujourd’hui c’est d’arriver à un consensus européen dont dépendra le triomphe de notre vision du monde.

 

Nous vous attendons !

 

L’alliance compte carbone


 
[1] Un exemple simple est de croire au signal-prix pour faire réduire les gaz à effet de serre alors que le signal-prix n’a d’effet que sur les budgets contraints et que la moitié des gaz à effet de serre provient des ultra-riches à budgets non-contraints et donc insensibles au signal-prix.

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